Une part importante du répertoire français a fait le tour du monde sous un autre titre, dans une autre langue, et souvent avec un autre sens. Le public anglophone connaît ces chansons sans savoir qu’elles sont françaises. C’est une histoire d’adaptation, pas de traduction.
Les chansons françaises que le monde chante sans le savoir
« My Way », que Frank Sinatra a rendu mondialement célèbre, est l’adaptation de « Comme d’habitude ». Le texte anglais est de Paul Anka, et il ne dit pas du tout la même chose que l’original.
« Beyond the Sea » est la version anglaise de « La Mer », de Charles Trenet. « I Wish You Love » est celle de « Que reste-t-il de nos amours ? ». Deux titres de Trenet devenus des standards de jazz américain.
Jacques Brel a connu le même sort à grande échelle : « Seasons in the Sun » vient du « Moribond », et « If You Go Away » de « Ne me quitte pas ». Rod McKuen a adapté plusieurs de ses chansons en anglais.
Dans chacun de ces cas, l’adaptateur a réécrit plutôt que traduit. C’est ce qui explique qu’une chanson sur la mort puisse devenir un tube d’été.
Chanter en français sans être français
Jacques Brel est belge, né à Bruxelles. Stromae aussi, né en 1985. Alain Souchon est né à Casablanca. La chanson française n’est pas une affaire de nationalité : c’est une affaire de langue.
C’est d’ailleurs le principe de ce site : le périmètre, c’est tout ce qui se chante en français. Le lieu de naissance figure au dossier, il ne décide de rien.
Reconnaître, relier, éliminer
Savoir qu’un artiste existe est une chose. Le situer parmi trois autres en est une autre. Repérer celui qui ne va pas avec les trois autres en est une troisième, et c’est la plus difficile : il faut avoir compris le critère avant de pouvoir désigner l’intrus.
Ces trois façons de faire - identifier, relier, éliminer - mobilisent des connaissances différentes sur le même répertoire. C’est pourquoi le site les propose séparément plutôt que sous forme d’un seul questionnaire.
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Un portrait à indices
Il existe une autre façon de connaître un artiste : partir d’un détail et remonter jusqu’au nom. Une date, une ville, un instrument, une récompense. Chaque indice réduit le champ, et le dernier ne laisse plus qu’une réponse possible.
C’est la forme la plus proche de la façon dont la mémoire fonctionne réellement : on ne se souvient presque jamais d’un nom directement, on y arrive par ce qui l’entoure.
Les questions qu’on nous pose
« My Way » est-elle vraiment une chanson française ?
Oui. C’est l’adaptation anglaise de « Comme d’habitude ». Le texte anglais, signé Paul Anka, est une réécriture et non une traduction ; Frank Sinatra en a fait un standard mondial.
Quelles chansons de Brel ont été adaptées en anglais ?
Plusieurs, notamment « Le Moribond » devenu « Seasons in the Sun » et « Ne me quitte pas » devenue « If You Go Away ». Rod McKuen a signé plusieurs de ces adaptations.
Faut-il être français pour faire de la chanson française ?
Non. Jacques Brel et Stromae sont belges, Alain Souchon est né à Casablanca. Le critère est la langue, pas la nationalité : tout ce qui se chante en français appartient au répertoire.
Quel est le titre anglais de « La Mer » de Charles Trenet ?
« Beyond the Sea ». Une autre de ses chansons, « Que reste-t-il de nos amours ? », est devenue « I Wish You Love ». Les deux sont entrées au répertoire du jazz américain.